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18.10.2007
L'affaire du gîte ou la confusion ( judiciaire ) des genres
Vous pourrez lire ci-dessous un passage d'un article publié dans l'Est républicain, ainsi qu'une réponse adressée par un français engagé.
(affaire de la femme ayant refusé son gite vosgiens à deux femmes voilées elle comparaissait mardi à Epinal)
"MRAP CONTRE MPF"
(...) A l'époque, l'affaire avait aussi mobilisé le Mouvement Pour la France de Philippe de VILLIERS : l'élu vendéen assurant la propriétaire du gîte de son entier soutien(...) Entre défenseurs des droits de l'homme et opposant à la supposée islamisation de la France, le débat fait depuis longtemps rage jusque sur internet"
Cher monsieur,
Je lis dans votre article "elle avait refoulé des femmes voilées" en date du 2 octobre 2007 qu'il existe des opposants à la "supposée" islamisation de la France.
Dans notre pays où les libertés d'expression et de pensées sont précieuses et fondamentales, il est de votre droit le plus strict de penser et même d'écrire ceci.
Je me permet à mon tour de vous donner mon opinion :
L'islamisation de la France n'est pas supposée, elle est avérée.
Je vous épargnerai le nombre de mosquées en construction dans notre pays car je doute que l'on puisse trouver ce chiffre quelquepart. Je vous citerai simplement les propos du Cheik Abbas de la Grande Mosquée de Paris . " L’U.S. Department of State, dans son rapport annuel international sur les religions, conserve le chiffre de 5 millions de musulmans en France. Selon les chiffres retenus, soit 3 millions, 4 millions ou 6 millions nous obtenons des pourcentages allant de 5 à 10% de la population. Nous nous rangeons à l’avis du Cheik Abbas et nous estimons qu’un chiffre de 6 millions de musulmans installés en France est un chiffre réaliste, cela nous donne un pourcentage de 10% de la population française ."
Ce pourcentage de 10% est le plus élevé d'Europe.
Cette situation et ces prévisions amènent des analystes américains à estimer que la part des musulmans dans la population française atteindra, en 2025, le quart de sa population et en 2050, la moitié de sa population
Une brève étude de l'Islam (Celui du Prophète et de la sunna) pourra peut être vous aider à comprendre que le musulman en terre non musulmane est dans le dar al arb (terre de combat) et doit faire tout son possible pour englobaliser le pays ainsi conquis sous la coupe de la charia.
A partir de là, on peut penser 2 choses : L'ISLAM est une Religion de PAIX, d'Amour et de Tolérance (Dixit J.LANG) donc il n'y a qu'à nous réjouir de cet apport culturel et cultuel trés riche(on peut toujours commencer à entraîner ses cervicales à se courber au sol 5 fois par jour ).
1/ Un Islam majoritaire serait synonyme de la fin de nos libertés fondamentales (la liberté de caricaturer s'est déjà prise quelques coups, celle d'enseigner aussi, n'est-ce pas M.REDECKER, et de notre identité culturelle à moins que certains ne s'y opposent.
je vous remercie infiniment d'avoir pris le temps de lire ces quelques lignes et vous adresse mes respectueuses salutations
François 496
14:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.10.2007
APPEL AUX FRANÇAIS par Paul-Marie COÛTEAUX
FRANÇAIS, FAISONS RESPECTER NOTRE NON
Le 29 mai 2005, près de 16 millions de Français (54,7 % des exprimés) ont refusé par référendum une "constitution
européenne" préparée par une Convention sous présidence de M. Giscard d'Estaing. Suite à la "relance européenne", très peu d'informations sont données aux Français, lesquels sont abusés par l'affirmation du nouveau Président de la République selon laquelle "il n'y aura pas de Constitution nouvelle", ce qui est vrai sur la forme et mensonger quant au fond. Aucune information ne filtre des travaux de la conférence de Lisbonne ; les grands moyens d'information sont muets. Si rien ne vient y faire obstacle, c'est dans l'indifférence que l'obscur traité sera furtivement ratifié par la voie parlementaire. Ses premières applications interviendraient fin 2008 sous présidence française, l'essentiel s'appliquant à partir de 2009. La France dès lors ne sera plus une nation souveraine. Nous sommes confrontés à une supercherie sans précédent, une forfaiture qui dénie le suffrage universel, et montre une fois encore que, avec la souveraineté nationale et populaire, c'est la démocratie qui se trouve ainsi bafouée. Le peuple français doit impérativement exiger du Président de la République qu'il respecte le vote irrévocable du 29 mai 2005.
Une manifestation est organisée sous l'égide du mensuel L'Indépendance et du comité national "Non, c'est non !" le vendredi 19 octobre à 18 heures Place des Victoires (Métro Bourse ou Palais-Royal).
Unique emblème : drapeau tricolore.
10:59 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.10.2007
Une phrase qui fait réfléchir
Je tenais à diffuser ce mot de la Bienheureuse Mère Térésa de Calcutta qui nous donne à réfléchir
"Le plus grand destructeur de la paix aujourd'hui est le crime commis contre les enfants à naître"
"... si une mère peut tuer son propre enfant, que peuvent faire les autres sinon s'entre-tuer ,"
Il nous appartient aujourd'hui de nous poser la question de notre comportement face à ces actes commis chaque jour, près de 1000 enfants à naître sont tués et dans des conditions épouvantables.
Je finirai en citant le Professeur Lejeune, homme de foi, médecin exemplaire, découvreur du chromosome surnuméraire à l'origine de la trisomie 21 et défenseur acharné de la Vie :
" Le petit de l'homme est un homme petit ".
14:33 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04.10.2007
Le bon sens finira peut-être par l'emporter à l'UMP.
Voici une courte déclaration du député UMP Lionel Lucas.
“Cette ouverture est hémiplégique et s’effectue toujours du même côté. A force, on va avoir une scoliose.”
L'ouverture à gauche est donc bien contestée au sein de la majorité.
La question à se poser aujourd'hui se résume dans le devise de Nicolas Fouquet " Quo non ascendet? ", jusqu'où ne montera-t-il pas? ( Nicolas étrange , identité de prénoms, j'espère pour lui que son sort sera différent du dernier surintendant des finances français, le titre ayant changé ensuite).
16:05 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
02.10.2007
les dix questions à se poser concernant le mini traité européen, par Christophe Beaubouin
1
Constitution européenne :
après le camouflet, le camouflage
1- Le "traité modificatif" est-il différent de la Constitution européenne ?
Comme le disent quasi unanimement les dirigeants européens (voir ci-dessous), ce
projet de "traité modificatif" qu'ils se sont empressés de rédiger, signer et bientôt de
ratifier sans demander leur avis aux peuples, est bien le recyclage à 95% du "Traitéétablissant une Constitution pour l'Europe" refusé il y a deux ans. C'est laConstitution européenne bis
.Depuis le 29 mai 2005, les tenants du "oui" passent leur temps à juger dans leurpetit coin ce à quoi les Français ont dit "non"
, pour mieux relancer leur projet.Comme si les partisans de Ségolène Royal jugeaient illégitimes tout ou partie des
motivations du vote "Sarkozy", pour obliger celui-ci à céder sa place à celle-là...
La vérité est que l'on retrouve intacts, dans ce "traité constitutionnel bis" qui ne dit
plus son nom, tous les motifs qui avaient conduit le peuple français - près de 16millions d'électeurs de gauche et de droite - à ne pas donner un nouveau chèqueen blanc
à l'Europe de Bruxelles.Quel démocrate sincère peut estimer normal de faire entrer en vigueur un texte que le
peuple a rejeté par référendum ? Pourquoi le priver du droit de s'exprimer sur lenouveau traité ? Pourquoi supprimer aussi le référendum pourtant obligatoire sur tout
nouvel élargissement et renoncer d'opposer le veto de la France à la poursuite des
négociations d'adhésion de la Turquie ?
En attendant le jugement de l'Histoire, voici 10 questions et 10 réponses pour
comprendre comment est relancée la fédéralisation de l'Europe, dansl'hypocrisie générale.
2 - Est-ce un "mini-traité"?
Loin de là. Il suffit de relire (en annexe) ce qu'en disent les dirigeants européens euxmêmes
: le traité n’est ni plus simple, ni plus lisible et pas du tout plus court
que le traité constitutionnel qu'il remplace.
Le projet de Constitution européenne qui devait remplacer l'ensemble des traités
actuels, comportait déjà 474 pages. Dans sa nouvelle version sobrement intitulée
"traité modificatif", qui transfère le contenu de la Constitution européenne initialedans deux traités existants, la longueur totale des traités européens dépassera les
3.000 pages !
3 - Est-ce un "traité simplifié" ?
Non plus. Le traité sur l’Union européenne (TUE – domaines intergouvernementaux)
et le traité sur la Communauté européenne (TCE – domaines communautarisés) sont
en apparence conservés. Mais ce sont en réalité des coquilles dont les contenussont modifiés pour correspondre, dans leur esprit et dans leur lettre, à la premièrepartie (les principes) et à la troisième partie (les modalités) de
la défunteConstitution.
2
La Communauté s’appelle désormais "l’Union", les deux "Unions" sont dans lesmêmes traités, tout est dans tout, et on obtient à peu près le même résultat quel’ex projet de Constitution, qui avait au moins l’honnêteté d’afficher
clairement qu’il voulait tout fusionner. Mais ce tour de passe-passe compliquebeaucoup le texte : le traité soi-disant « simplifié » est encore plus difficile à
comprendre, pour les citoyens que l’ancienne Constitution européenne.
4 - L'Union européenne est-elle "en panne" ?
Oui, du fait de la fédéralisation rampante totalement inadaptée à la gestion
d'une Europe à Vingt-sept et plus. Le système communautaire est devenutellement rigide qu'il finit par se bloquer et que les peuples finissent par le rejeter.
Cela n'empêche pas, dans le même temps, la Commission de produire directives etrèglements à une cadence bien supérieure à celle qu'a connue l'Europe pendanttoute la période féconde en textes nouveaux, de mise en place du marché intérieur
sous les présidences de Jacques Delors.
Comme l'a rappelé l'année dernière l'ancien président allemand Roman Herzog, déjà
85% des lois et règlements applicables dans nos pays sont préparés àBruxelles...sans parler des grandes décisions économiques.
5 - Y-aura-t-il un débat sur le nouveau traité ?
On voit mal où aurait lieu le débat si la procédure de ratification n'empruntait plus lavoie du référendum mais la voie parlementaire. Puisque les députés et sénateurs
étaient massivement favorables à l'ancienne Constitution, ils seront enclins à voter les
yeux fermés pour le nouveau traité. Avec une différence majeure : avant ils pouvaient
faire semblant de ne pas comprendre que les Français n'en veulent pas ; cette fois,
les parlementaires devront expliquer à quel titre ils se permettent de
contourner la volonté claire et nette du peuple français.On ne voit pas davantage à quel moment aurait lieu ce débat car tout se précipitedepuis l'élection de Nicolas Sarkozy. C'est du jamais vu depuis les origines du
processus européen. Entre le mandat du Conseil en 2001 et la signature du projet
complet de constitution européenne, il s’était écoulé 2 ans et demi. Dans le cas du
présent traité, il se sera écoulé seulement 4 mois ! : quelques jours pour boucler lanégociation à Vingt-sept (21 et 22 juin), 1 mois pour la rédaction du projet (23 et 24
juillet), puis moins de trois mois (dont la période de vacances) pour aboutir au texte
signé en octobre à Lisbonne. Pour éviter tout véritable débat, on a essoufflé lesEtats-membres éventuellement réticents mais surtout l'opinion publique.
6 - Est-ce un "Traité Sarkozy" réconciliant le "oui" et le "non" ?
C'est plutôt le "Traité Merkel" assurant la revanche du "oui" sur le "non". Le Président
français semblait ne vouloir qu'un mini-traité ne reprenant que ce qui faisait l'objet
d'un accord général. On peut se demander si Nicolas Sarkozy ne s'est pas fait"berner" par Mme Merkel en se laissant revendre toute la Constitutioneuropéenne.... Entre le projet allemand initial et le texte signé par les Vingt-sept, la
principale différence c'est la taille... des notes de bas de page.
3
Le monde germanique étant organisé sur le mode fédéral, nul étonnement à ceque le projet jette les bases d'un fédéralisme européen, d'ailleurs très centralisé, à
partir du texte constitutionnel initial.
Ce projet rédigé par les juristes du gouvernement allemand et ceux de la Commission
n'est pas un réel document de négociation. Il était déjà très complet avant l'été,
constitué de dispositions et d'articles déjà rédigés dans plusieurs traités
existants ou repris tels quels du défunt traité constitutionnel. Il se présented'ailleurs comme "le cadre exclusif des travaux de la CIG", ce qui signifie qu'il n'y aplus rien à discuter et que le traité qui sera bientôt signé définitivement à Lisbonne
doit lui être strictement conforme.
7 - Va-t-on vers une association d'Etats ou un super-Etat ?
On n'associe plus, on fusionne lentement. Plus personne ne croit d'ailleurs qu'on peut
"faire l'Europe sans défaire la France", du moins cette Europe-là.Certes le texte n'évoque plus les symboles européens, d'ailleurs peu contestés. C'estde toutes façons pour mieux les voir réapparaître
et pour la première fois sur leportait présidentiel avec le drapeau bleu, ou sur les Champs-Elysées le 14 juillet avec
l'hymne européen. De même, on ne parle plus de "lois européennes" maistoujours de "fonction législative", de "procédure législative" et même d'"actelégislatif
". Quelle est la différence ? Certains mots n'y sont plus mais la chose n'a pasdisparu. En réalité, et c'est pour cela que les fédéralistes se réjouissent : le coeur
nucléaire permettant l'émergence d'une technostructure centralisée
européenne subordonnant les anciens Etats-nations, est bien en place.
Il y a la personnalité juridique octroyée à l'Union (nouvel article 32 TUE) qui peutconclure des accords internationaux "dans ses domaines exclusifs de compétence" quisont quasi illimités. Ce qui veut dire qu'
à l'intérieur comme à l'extérieur,Bruxelles ne dira plus "nous", mais "je", et que les Etats devront peu à peus'effacer (Cf, arrêt AETR de la Cour de Justice, 1971)
Il y a la supériorité des lois européennes sur les lois nationales mêmeconstitutionnelles, hypocritement déplacée dans une "déclaration" (n°29) en annexe.
Elle signifie que ni l'énergie d'un Président de la République, ni la volonté d'ungouvernement soutenu par une majorité à l'Assemblée, ni même la
Constitution française ne peuvent plus s'opposer à des actes européens (traités,directives, règlements, arrêts) qui leur sont contraires. Rien ne pourra donc résister
aux directives type "Bolkestein", aux autorisations d'importer des OGM ou à la
politique d'"immigration économique massive" annoncée par la Commission et quidevient l'une de ses compétences.
Il y a l'extraordinaire pouvoir tombant entre les mains de la Cour de Justice
qui devient juge suprême des droits et libertés fondamentaux (Charte) ainsi quedes orientations du Conseil européen des chefs d'Etat et de gouvernementdésormais organe de l'Union à part entière (art.16). Doit-on encore appeler
"démocratie" un pays dont le Président élu est obligé de courir à Bruxelles ou
Luxembourg pour s'y faire notifier des condamnations de sa politique par des
Commissaires et des Juges ?
Il y a enfin la création d'un "Ministre des affaires étrangères sans le nom" (selonl'expression du Président Sarkozy) avec de véritables services diplomatiques destinés
à évincer la politique étrangère des Etats.
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8 - N'est-il pas justement essentiel d'avoir une politique étrangère unique sur
la scène mondiale ?
Dans un monde imaginaire idéal, oui. Mais veut-on faire de politique en dehors des
réalités géopolitiques ? Encore faudrait-il, dans ce domaine comme dans d'autres, que
les Vingt-sept ou trente soient d'accord sur tout. Cela supposerait d'avoir la mêmehistoire, la même culture, qui implique la même relation au reste du monde,donc la même vision de son organisation, multipolaire ou non.
Mais il n'y a pas depeuple européen unique : là est le malentendu originel. "Parmi les Gaulois, lesGermains et les Latins, beaucoup s'écrient : "Faisons l'Europe !" Mais quelle Europe ?
C'est là le débat" rappelait de Gaulle. Et ce débat ne sera jamais clôt. D'oùl'importance de se rapprocher chaque fois que cela est possible, mais sans jamais
abandonner pour les affaires étrangères, le vote à l'unanimité qui préserve la liberté
de chaque nation.
Or, ce traité constitutionnel fait basculer pas moins de 11 domaines de politiqueétrangère à la majorité qualifiée. C'est à dire que la France pourra y être mise enminorité (comme c'eût été le cas au sujet de la guerre d'Irak en 2003) : en particulier
sur la désignation du "Haut représentant" (un véritable Ministre) aux affairesétrangères, la politique extérieure qu'il proposera, l'organisation et le fonctionnement
de ses services diplomatiques, ou encore les problèmes de terrorisme.
Pour deviner le degré d'indépendance que l'Union européenne se fixe vis à vis des
Etats-Unis, rappelons que l'article 27 (TUE) prévoit que la politique de sécurité etde défense doit être "compatible" avec celle de l'OTAN...
9 - Y-a-t-il beaucoup de nouvelles compétences abandonnées à l'UE ?
Une bonne cinquantaine, c'est à dire plus que dans le traité constitutionnel
(environ 40). C'est le plus important transfert de compétences jamais observé dans
l'histoire de la construction européenne. Il ne s'agit pas de "délégations" de
compétences, par définition contrôlables et réversibles. Le traité utilise le terme
précis d'"affectation" de compétences à l'UE, c'est à dire incontrôlables par lesParlements nationaux et transférées de manière irréversible vers Bruxelles. Onfrappe ici en son coeur la souveraineté populaire, c'est à dire la démocratie.
Président, Gouvernement et Parlement nationaux abandonnent ce qui leur reste de
compétences notamment dans les domaines suivants : immigration, visas, asile,accords de réadmission et gestion des frontières, politique commerciale
commune, services d'intérêts économiques généraux, coopération pénale et
policière, fonds structurels, circulation des travailleurs, sécurité sociale,
organisation et fonctionnement des services publics, réseaux d'énergie,
statut de la Banque centrale, santé publique, transport, recherche, espace,
culture, sport, tourisme...
Il faut y ajouter la boite de pandore qu'ouvrent les 54 articles de la Charte deconfiscation "des droits fondamentaux" qui consacre un dangereux principe
ethnique. Voilà les juges de Luxembourg armés pour dévoyer les droits et libertésséculaires jusqu'ici protégés par la Constitution française. Les juristes nedonnent notamment pas cher des principes de
laïcité, d'unité du peuple français ets'inquiètent pour le droit de propriété ou certains droits sociaux collectifs.
10 - Ne serons-nous pas plus forts dans la mondialisation ?
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Pas en faisant l'Europe comme cela. Voilà vingt ans qu'on nous promet deslendemains qui chantent grâce à l'Euro et l'ouverture des frontières, commelorsqu'on nous a fait voter Maästricht en 1992. Malgré tout, notre outil de production
est en train de déménager laissant derrière lui des millions de chômeurs, des friches
industrielles et le désert rural.
Lorsque le Président Sarkozy prend des accents villiéristes pour se dire "prêt à[s]'opposer à toutes négociations qui seraient contraires à l'intérêt de notre pays" àl'OMC, c'est magnifique ! Mais il oublie que la France n'y a aucun droit de veto et que
c'est un Commissaire de Bruxelles qui négocie, seul, et sans jamais respecter le
mandat que lui fixent les Etats-membres. Même illusion lorsqu'il s'en prend, à juste
titre, à la politique déflationniste de la Banque centrale de Francfort. Surtout, quelNicolas Sarkozy faut-il croire : celui qui proclame la souveraineté de la
France devant les caméras ou celui qui l'abandonne dans un traité européen
?
Ce traité confirme la logique des traités actuels qui nous interdisent de
piloter l'Euro, de protéger nos marchés et de nous défendre dans les
négociations commerciales mondiales. Certes il mentionne la "protection descitoyens" en tant qu'objectif mais c'est une simple déclaration politique non suivied'effets juridiques. En particulier, il renforce encore les pouvoirs et l'indépendance de
la Commission comme de la BCE dont l'idéologie est libre-échangiste. Il ne change
leur conception dogmatique d'une concurrence sans contrepoids, sans intérêts
nationaux, sans frontières et sans souci de la démocratie (protocole n°6, art 3 et 4
CE).
Conclusion : sortir de l'impasse
D'abord il faut tirer enfin les conséquences institutionnelles pratiques du"non" du 29 mai qui fut un "oui" à la souveraineté du peuple inscrite dans laConstitution française
.Cela implique au préalable d'abroger l'article 88-1 alinéa 2 qui fait référence audéfunt traité constitutionnel. Il faut ensuite
y inscrire cinq principesfondamentaux pour une démocratie nationale souveraine et une Europe libre:1) la proclamation que "
La présente Constitution est la norme suprême del'ordre juridique en France. Elle prime notamment sur le droit de
l'Union européenne dans tous ses éléments.";2) l'obligation de référendum pour tout élargissement futur et le prévoirpour toute révision consécutive à une déclaration d'
inconstitutionnalité d'untraité européen et toute ratification d'un traité communautaire par laFrance ;
3) un contrôle obligatoire de la conformité des traités européens à laConstitution française ;
4) un contrôle parlementaire obligatoire des projets de directives et derèglements avec
droit de non-participation de la France sur vote d'unerésolution à l'Assemblée nationale ;
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5) le droit pour la France de se retirer, à tout moment, de touteorganisation internationale notamment européenne.
Au plan européen, il faut passer à une saine application de ces principes
fondamentaux en lançant des coopérations à géométrie et géographie variablesavec les pays qui le voudront : préférence communautaire, protection desfrontières contre l’immigration incontrôlée, actions dans le domaine des satellites (un
Galileo qui marche !), bouclier antimissile… Les champs d’action sont immenses pour
des coopérations européennes qui ne seraient pas enfermées dans le carcan
communautaire.
Christophe BEAUDOUIN
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Ce sont eux qui le disent : c'est le même texte
que le Traité constitutionnel rejeté par référendum
Allemagne
" La substance de la Constitution est maintenue. C'est un fait"
Angela Merkel, Chancelière d'Allemagne, The Daily Telegraph, 29 juin 2007Espagne
"Nous n'avons pas abandonné un seul point essentiel de la Constitution…
C'est sans aucun doute bien plus qu'un traité. C'est un projet de caractère
fondateur, un traité pour une nouvelle Europe"
Jose Luis Zapatero, Premier Ministre du Royaume d'Espagne, Discours du 27 juin 2007
Irlande
"90% [de la Constitution] sont toujours là…ces changements n'ont apporté
aucune modification spectaculaire à l'accord de 2004".
Bertie Ahern, Premier Ministre de la République d'Irlande, Irish Independent, 24 juin2007
République Tchèque
"Seuls des changements cosmétiques ont été opérés et le document de base
reste le même"
Vaclav Klaus, Président de la République Tchèque, The Guardian, 13 juin 2007)Finlande
"Il n'y a rien du paquet institutionnel originel qui ait été changé"
Astrid Thors, Ministre des Affaires européennes de la République de Finlande, TVNytt,23 juin 2007
Danemark
"Ce qui est positif c'est … que les éléments symboliques aient été retirés et
que ce qui a réellement de l'importance – le coeur – soit resté"
Anders Fogh Rasmussen, Premier Ministre du Royaume du Danemark, Jyllands-Posten, 25 juin 2007)
France
"Toute la Constitution est là ! Il n'y manque rien !"
Jean-Louis Bourlanges, ancien membre de la Convention sur l'Avenir de l'Europe,
député européen (UDF), France Culture, 24 juin 2007Autriche
"Le traité pour une Constitution a été conservé en substance"
Site du gouvernement de la république d'Autriche, 25 juin 2007
Belgique
"Le nouveau traité reprend les éléments les plus importants du traité
Constitutionnel."
Guy Verhofstadt, Premier Ministre du Royaume de Belgique, Agence Europe, 24 juin2007
Italie
"En ce qui concerne nos conditions, j'ai souligné trois « lignes rouges »
portant sur le respect du texte de la Constitution : conserver un président
permanent de l'Union, un seul responsable de la politique étrangère et un
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service diplomatique commun, préserver l'extension du vote à la majorité, la
personnalité juridique unique de l'Union. Tous ces éléments ont bien été
conservés."
Romano Prodi, Président du Conseil italien, ancien Président de la Commission
européenne, La Repubblica, 24 juin 2007)Lituanie
"La Lituanie a rempli 100% des objectifs qu'elle s'était fixés avant la
réunion, y compris celui essentiel du maintien de la substance du traité
Constitutionnel."
Bureau du Président de la République de Lituanie, communiqué de presse
Luxembourg
"La substance a été préservée du point de vue du Luxembourg"
Jean-Claude Juncker, Premier Ministre du Grand Duché de Luxembourg, AgenceEurope, 24 juin 2007
Slovénie
"Avec ce nouveau traité, l'UE préserve un contenu qui n'est pas
essentiellement différent du Traité Constitutionnel… Toutes les solutions
institutionnelles importantes demeurent.. Certains éléments symboliques ont
été effacés et certaines formulations atténuées".
Janez Jansa, Premier Ministre de la République de Slovénie, Cellule de Communication
du Gouvernement
Le principal auteur de la Constitution
"Ce texte est en fait, le retour d'une grande partie de la substance du Traité
Constitutionnel"
Valéry Giscard d'Estaing, The Daily Telegraph, 27 juin 2007Le Parlement européen
"se félicite (...) que le mandat préserve en grande partie la substance du
traité constitutionnel"
Article 8 de la résolution adoptée par le Parlement européen le 11 juillet 2007 –
Rapport Leinen A6-0279/2007
La Commission européenne
"C'est essentiellement la même proposition que l'ancienne Constitution"
Margot Wallstrom, Commissaire européen, Svenska Dagbladet, 26 juin 2007
Sur la transparence de la méthode et la lisibilité du nouveau texte :
Le principal auteur de la Constitution :
"Une dernière trouvaille consiste à vouloir conserver une partie des
innovations du Traité constitutionnel, et à les camoufler en les faisant éclater
en plusieurs textes. Les dispositions les plus innovantes feraient l'objet de
simples amendements aux traités de Maastricht et de Nice. Les améliorations
techniques seraient regroupées dans un Traité devenu incolore et indolore.
L'ensemble de ces textes serait adressé aux Parlements, qui se
prononceraient par des votes séparés. Ainsi l'opinion publique serait-elle
conduite à adopter, sans le savoir, les dispositions que l'on n'ose pas lui
présenter "en direct !"
Valéry Giscard d'Estaing, Le Monde, 14 juin 2007
9
Italie
"Il a été décidé que le document devrait être illisible. S'il est illisible, c'est
qu'il n'est pas constitutionnel ; c'était là l'idée… Si vous parvenez à
comprendre le texte au premier abord on risquerait des appels à référendum,
parce que cela signifierait qu'il y a quelque chose de nouveau"
Giuliano Amato, ancien Président du Conseil Italien, ancien vice-président de la
Convention sur l'Avenir de l'Europe, Réunion du Center for European Reform àLondres, 12 juillet 2007
Belgique
"Le but du Traité Constitutionnel était d'être plus lisible… Le but de ce traité
est d'être illisible…La constitution voulait être claire alors que ce traité devait
être obscur. C'est un succès ".
Karel de Gucht, Ministre belge des Affaires étrangères, Flandre info, 23 juin 2007Luxembourg
"Bien entendu, il y aura des transfert de souveraineté. Mais serais-je
intelligent d'attirer l'attention du public sur ce fait ?"
Jean Claude Juncker, Premier Ministre du Luxembourg
France
"C'est incroyable tout ce qu'on a glissé sous le tapis !"
Gérard Onesta, député européen (Vert) devant la Commission des affaires
constitutionnelles du Parlement européen, 25 juin 2007
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